codeveloppement

Les étapes du high speed codeveloppement

Tout va plus vite dans les entreprises : les formations de 3 jours sont de plus en plus rares, certains points de projet se font lors de réunions debout en sept minutes chrono, l’accélération des échanges impose un nouveau rythme.

• Le groupe de codéveloppement professionnel « standard » peut se décliner dans d’autres modalités d’usage.

• Comme démarche ou technique d’animation d’un groupe, le codéveloppement peut apporter une expérience d’intelligence collective, d’entraide ou de partage de connaissances dans une situation ou un contexte complexe.

• Dans le cadre d’un coaching d’équipe, une séquence de codev permet à l’équipe de prendre conscience des progrès effectués en matière de collaboration, de créativité, de communication.

• Dans un groupe qui doit traiter des sujets complexes, un exercice de codev leur donne l’expérience d’un fonctionnement en mode complexe avec une approche méthodique et collective.

• Dans le cadre d’un parcours de formation, le codev pourra être mobilisé selon trois axes :

– Comme élément d’architecture d’un parcours.

– Comme expérience de développement (et de déploiement de l’expérience) du parcours.

– Comme opportunité d’apprentissages collectifs (mobilisation d’intelligence collective).

• Dans un contexte d’entreprise où tout va plus vite, le format high speed codev ou flash codev permet de pratiquer un format plus ramassé qui respecte les mêmes étapes avec un minutage différent ; cela oblige le facilitateur et le groupe à être encore plus rigoureux dans la gestion du temps et des règles d’interaction à chaque phase du processus. La démarche accélérée offre plusieurs bénéfices : le changement de rythme fait monter le niveau d’énergie collective ; le temps concentré induit une focalisation de la réflexion et un lâcher-prise partagé par rapport à toutes les questions qui ne seront pas posées ; en laissant moins de place à la pensée, la démarche peut ouvrir sur plus d’intuition.

Il s’agit de traiter une situation, un cas, dans un délai d’environ 30 à 45 minutes, depuis la présentation du cas jusqu’au plan d’action et à la collecte des apprentissages. Conduire les six étapes en un temps aussi court nécessite un cadrage ferme de la part du facilitateur et un respect du processus par les participants, avec une écoute et une expression précise de la part de chacun. La démarche compte tenu de l’importance du « timing » dans cette variante du codev, il peut être intéressant de poser explicitement un temps pour chaque étape et de rappeler et clarifier certaines règles :

1.     La présentation du cas : peut prendre un maximum de cinq minutes. Le client doit se concentrer sur les faits les plus critiques, ce qui implique d’avoir déjà une idée élaborée de la question (le contrat) qui sera posée.

2.  Les questions de clarification : peuvent prendre approximativement 10 minutes. Les consultants s’écoutent attentivement afin de ne pas répéter des questions ou aborder des sujets déjà évoqués. Le facilitateur peut fixer une règle du type « une question par personne », en limitant le questionnement à un tour (éventuellement deux tours) du groupe. À la fin de ce tour, le questionnement est terminé et on part du principe que les informations utiles et nécessaires ont été données.

3.    Le contrat : peut prendre deux minutes. Le client note sa question et ses précisions concernant l’assistance qu’il souhaite recevoir de ses consultants.

4.   La consultation : peut prendre approximativement 10 minutes. Comme la séquence de clarification, le groupe procède à un tour, maximum deux tours très rythmés de propositions offertes au client.

5.     Le plan d’action : peut prendre deux minutes. Le client indique synthétiquement les idées clés qu’il retient et les premières actions qu’il mettra en place. Il remercie ses consultants.

6.     Les apprentissages : peuvent prendre trois minutes. Chacun cite un apprentissage personnel par rapport au travail effectué par le groupe. L’approche n’est pas « naturelle » mais peut se conduire ainsi dans un temps limité sans créer un sentiment de précipitation.

Spécificités de la démarche

Curieusement, malgré l’accent sur le temps comme facteur cadrant, il ne s’agit pas de faire « vite » du codéveloppement. La démarche accélérée offre plusieurs bénéfices : le rythme fait monter le niveau d’énergie collective ; le temps concentré induit également une focalisation de la réflexion et un lâcher-prise partagé par rapport à toutes les questions qui ne seront pas posées, toutes les propositions qui ne seront pas faites ; enfin, les prises de parole brèves en un temps restreint poussent les participants à poursuivre paradoxalement deux mouvements contradictoires : d’une part, vers une attention très ciblée, d’autre part vers un mouvement de créativité presque brownien. La production d’une telle séquence peut étonner les participants.

Points d’intérêt et points de vigilance du flash codev

Pour résumer, un exercice de very high speed codev peut intéresser un groupe ayant besoin de varier son rythme de travail. Mais encore d’agir sur une ambiance lourde qui affecte le groupe, voire d’expérimenter une démarche qui laisse moins de place à la pensée et plus de place à l’intuition.

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